mercredi 19 février 2014

Une étape clé est atteinte : le sous-sol est terminé (ou presque...)!

Dans mon article précédent, nous étions restés sur la pose de l'enduit goudron sur le mur extérieur du bûcher. Donc après la première couche D. a encore passé deux couches de goudron. Une fois cette couche séchée, nous sommes allés à deux un soir pour poser le "delta-ms" (nappe à excroissances assez rigide qu'on vient poser côté extérieur du mur, pour protéger celui-ci).
La pose  le soir fut toute une expédition. Tout d'abord il fallait qu'on arrive à s'éclairer convenablement car il faisait nuit noire, mais surtout pas facile de marcher/évoluer dans notre gadoue argileuse...!
Et donc ce fut presque inévitable que D. se coince une jambe dans la glaise : sa botte est restée coincée dans la boue, il a pu sortir sa jambe de la botte mais après on a dû la récupére  à coup de pioche...! Cela aurait été presque comique si cela n'avait pas été aussi pénible.

Mur avec delta ms, deux/trois jours plus tard. Déjà de la terre est tombée... Nous devons juste faire l'angle du mur, cela "retendra" le delta ms.




Les jours qui suivent les maçons continuent..

Ils débanchent le mur Nord et continuent à finaliser les murs intérieurs et les murs périphériques.

Ensuite l'étanchéité du mur nord a été partiellement faite (mi-hauteur). Le mercredi après-midi D, et P. sont allés prêter main forte au terrassier et son assister à placer les hourdis. Heureusement car sinon ils n'auraient pas pu terminer !

Maçonnerie mur Nord achevée... Et les maçons ont fait un petit "rempart" avec des planches, pour éviter que la terre tombe sur le mur, en attendant le passage de "l'étancheur".


Etanchéité du mur Nord partiellement terminée. Pose des hourdis par D. et P. avec le terrassier.

La taille du trou est impressionante ! Nous trouvons qu'il y aura beaucoup à remblayer, de plus avec chaque précipitation, le trou s'agrandit un peu plus... Nous espérons donc que le terrassier n'attende pas non plus le retour des beaux jours secs (là on risque d'attendre longtemps!!) pour remblayer.


P. tout fier devant "sa" future maison...!

Après avoir fini la plupart des murs extérieurs, il faut faire les murs intérieurs entre le hall et les deux garages, les murs du bûcher et le porche devant l'entrée.

D. devant l'entrée du garage deux-roues, avec le maçon.


Le "porche" devant l'entrée commence à se dessiner...


Enfin une fois tous les murs terminés, la dernière étape est la pose de la dalle, entre le sous-sol et le futur rez-de-chaussée de la maison.

La dalle sera réalisée la semaine du 3 et 10 février 2014. Pour commencer un camion arrive avec l'ensemble des moellons/hourdis/poutrelles et ferraillage qui vont constituer la future dalle. Les moellons/hourdis vont servir de support à la dalle. 



Tout d'abord les maçons commencent par mettre en place les poutrelles béton.
Après ils placent les étais pour soutenir les poutrelles le temps que la dalle sèche.
Ils continuent en  mettant les hourdis, ils réalisent un coffrage et mettent en place le treillis.
La dernière étape consistera à couler le béton, tout en laissant bien entendu une ouverture pour le futur escalier (trémie de la cage d'escalier).




Voici la dalle prête à recevoir le béton. Le porche à l'avant de la maison a également été finalisé.


Vue de la dalle après coulage du béton : la maçonnerie du sous-sol est à présent quasi terminée.




La terre,continue à glisser et envahit à présent l'entrée du garage. Vivement le remblayage et la mise en place de l'enrochement pour soutenir les terres ! En revanche l'enrochement (ou mur de soutènement à voir) n'est pas pour tout de suite. Car le terrassier doit d'abord élargir un peu plus l'entrée car pour l'instant impossible de manoeuvrer une voiture devant l'entrée !


Les trois piliers pour soutenir la future terrasse en bois seront aussi coulés dans la foulée.

samedi 1 février 2014

Suite des travaux : après 3 semaines au ralenti.. une semaine riche en évènements!

Une fois l'étanchéité pour l'instant partiellement terminée, nous espérons que les travaux vont pouvoir s'enchainer.

Malheureusement le mauvais temps vient à nouveau empêcher les artisans de continuer à travailler dans de bonnes conditions...  Surtout le terrassier est embêté car il s'embourbe avec la pelle mécanique dans la boue et ne peut pas donc avancer....

Nous évoquons plusieurs solutions... mettre du gravier pour ainsi lui permettre d'avancer... mais il nous dit que cela ne pourra pas l'aider bien longtemps; nous évoquons aussi la possibilité de verser de la chaux vive, procédé qui est parfois utilisé lors de constructions de routes, etc. Mais toutes ces solutions ne semblent pas viables.

Nous sommes inquiets car la terre continue à tomber, le trou continue à s'élargir (nous avons à présent très largement empiété sur le terrain du voisin derrière, mais toute la terre de remblai est aussi stockée chez le voisin du côté est, qui lui va commencer à construire ce printemps, donc d'ici là la terre doit être enlevée !)

Un réunion est organisée sur le chantier avec le conducteur de travaux : il est décidé de monter le mur entre le garage deux roues et le hall d'entrée et aussi le pilier du garage.



Mur entre garage deux roues et hall d'entrée



Le maçon continuera aussi à monter le mur nord, mais sans le fermer totalement, pour que le terrassier puisse continuer à enlever la terre à l'arrière, avec la petite pelle mécanique. Terrassier et maçon ne sont pas toujours d'ailleurs d'accord sur tout et communiquent parfois difficilement, cela ne facilite pas toujours les choses. Mais au moins tout le monde à la fin est d'accord sur une chose : il faut avancer !



A la fin de la semaine, le mur est banché et coulé. Le drain à l'arrière du mur est posé et le gravier au dessus du drain.

Mais, dans la nuit de vendredi à samedi il se remet à pleuvoir, et la terre continue à tomber à nouveau... Nous sommes inquiets car si cela continue, le maçon ne pourra pas dé-bancher lundi et l'étanchéité ne pourra pas être faite.
Nous décidons alors de faire quelque chose, c'est trop dur de rester impuissants sans rien faire.
Donc avec pelle et brouette nous (d'abord D. tout seul et ensuite P. et moi venons l'aider) enlevons la terre. Les conditions de travail sont difficiles car à l'arrière du mur il y a des fils de fer, des serre-joints, donc il faut rester courbé et la terre argileuse est lourde et difficile à manipuler. Ensuite pour éviter qu'elle retombe nous posons des planches, maintenues par des hourdis et des pieux dans la terre. Au bout de 3 à 4 heures nous arrivons au bout de notre peine, et nous sommes couverts de boue, des pieds à la tête. Nous espérons juste maintenant que nous avons bien fait et que les artisans ne seront pas mécontents....




Lundi, 27 janvier, à nouveau réunion de chantier, avec conducteur de travaux, terrassier, maçon et nous : il s'avère qu'on a super bien fait de mettre les planches pour éviter que la terre tombe. Sinon le maçon n'aurait pas pu continuer!

Maintenant un "plan d'attaque" peut être fait :

  • Lundi 27.01.14 : décoffrage du mur extérieur et coffrage du mur de refend

  • Mardi 28.01 : étanchéité sur une partie du mur extérieur Nord

  • Mercredi 29.01 : intervention du terrassier pour dégager les terres derrière le mur Nord Ouest + mise en place d’un drain et de hourdis drainants derrière le mur étanché.

  • Jeudi 30.01 : intervention du maçon pour achèvement du mur liaison Nord et Nord-Ouest.

  • Vendredi 31.01 : décoffrage du mur liaison et étanchéité du mur jusqu’à l’angle Nord-Ouest.
Vendredi, les travaux ont bien avancé, les progrès en seulement une semaine sont notables, et enfin on a pu voir en peu de temps les choses avancer. Seuls le décoffrage du mur liaison et l'étanchéité n'ont pu être faits le vendredi, et seront donc faits lundi 3 février.

Pour éviter que la terre tombe sur le mur de liaison, le maçon a réalisé un coffrage perdu, nous espérons juste que cela tienne, car la météo annonce de nouvelles pluies pour le weekend !


Photos ci-dessus et ci-dessous : intervention du terrassier pour enlever la terre à l'arrière pour que le maçon puisse faire le mur de liaison. Il n'a pas beaucoup de place de manoeuvre ! La veille, l'étanchéité du mur Nord côté Est a pu être fait aussi, les hourdis mis en place, et la terre de remblai tout de suite replacée.





Piliers entre le hall et le garage.


Vendredi le mur de liaison est fait (du moins banché); lundi 3 février  le maçon coulera le béton. Le sous-sol commence a vraiment prendre forme! Nous sommes super contents avec l'avancement de la semaine. Les artisans se sont bien coordonnés et la météo  nous a enfin un peu épargnés ! (juste une matinée avec une petite averse de neige).



On voit à présent à gauche le garage deux voitures, au milieu à l'arrière la buanderie et le hall avec la porte d'entrée et è droite, le garage deux-roues avec à l'arrière la future cave à vin.

Vendredi et samedi D. met aussi la main à la patte.... Il enduit le mur extérieur du bûcher avec le goudron car l'étanchéité de ce mur là n'était pas prévue initialement, mais on préfère quand même la faire ! Vendredi donc 1ère couche, samedi 2ème couche, dimanche dernière couche et lundi soir ce sera la pose du delta-ms.







Et toujours le splendide paysage à l'arrière :-)


dimanche 12 janvier 2014

Etanchéité des murs enterrés

En fin de semaine les travaux de terrassement des fouilles sur le côté des maisons est terminé.

La société d'étanchéité intervient heureusement dès le samedi.

Pour l'étanchéité des murs enterrés, différentes solutions sont possibles : courant est d'enduire les murs d'une sorte de goudron et bitume et ensuite de poser un delta ms qui est une membrane qui vient protéger les murs de la terre de remblai.

Sous conseil de notre constructeur, on a préféré en revanche d'opter pour une étanchéité soudable : les murs sont d'abord enduits d'une couche de goudron et ensuite une épaisse membrane étanche est soudée à chaud sur l'intégralité des murs.

Nous sommes finalement satisfaits d'avoir fait ce choix, vu que nous avons pu constater que le terrain sur lequel nous construisons se gorge facilement d'eau.

En une journée, la société d'étanchéité a pu faire ainsi la moitié des deux murs du côté.






Heureusement que les membranes ont pu être posées car à l'arrière de la terre est à nouveau tombée !


La prochaine étape, pour finaliser l'étanchéité, est de poser à présent les hourdis drainants. Les hourdis drainants sont des blocs creux qui sont posés contre le mur et vont ainsi assurer un drainage et une étanchéité supplémentaires. Pour ce faire tout d'abord, une fine plaque de polystyrène est posée contre l'étanchéité soudée, pour la protéger. Ensuite les hourdis sont simplement empilés contre le mur, sur toute sa longueur et hauteur.






Sur les photos l'étanchéité n'a été faite que jusqu'à mi-hauteur. Une fois que le terrier aura remblayé à moitié, l'étanchéité pourra être terminée.

Enfin, pour protéger les hourdis et éviter que la terre rentre dans les creux des hourdis, une couche de bidim est déposée.



Voilà l'étanchéité des murs est et ouest est partiellement terminée !

Intempéries, le retour...!

Malheureusement, pendant les vacances de fin d'année, il se remet à pleuvoir à nouveau...

Etant donné que les parois du trou qui a été creusé pour le sous-sol sont loin d'être stables et vite gorgées d'eau...  elles finissent par s'affaisser à nouveau.  Surtout à l'arrière, toute la terre s'effondre et s'affaisse, provoquant ainsi un trou encore plus important.

E la terre vient à nouveau boucher les tranchées/fouilles qui avaient été effectuées par le terrassier et s'appuient maintenant contre le mur.

L'affaissement de terre est important comme on peut le voir sur la photo ! On empiète maintenant largement sur le terrain du voisin derrière...




La terre gagne du terrain et avance maintenant sur la dalle. Quelques jours plus tard, on ne verra même plus le tuyau bleu sur la photo ci-dessous.

Les tranchées qui n'ont pas été remplies de terre sont remplies d'eau. Comme tous les artisans sont encore en congés, nous finissons par faire une petite  tranchée pour faciliter l'évacuation de l'eau dans les fouilles autour de la fondation.
C'est impressionnant aussi de voir  comme l'eau continue partout de couler des parois de terre.


Nous sommes bien désolés par ce contre-temps qui engendra à nouveau du retard sur le chantier...

Notre consolation c'est que ce qui arrive maintenant peut aussi être considéré comme un "mal pour un bien". Cela nous conforte dans le choix de la fondation, préconisé par le conducteur de chantier, qui a certes été plus coûteuse que prévue, mais maintenant aucun regret ! 

Nous savons aussi maintenant qu'il faudra faire un très bon drainage sous la maison et autour de la maison, et prévoir aussi sur le haut du terrain un muret avec un bon drainage pour éviter que l'eau venant d'en haut de la montée se déverse sur notre maison.

Le 6 janvier 2014, à la reprise de l'activité des artisans, nous contactons le conducteur de chantier et lui décrivons la situation sur le chantier. Il convoque aussitôt le terrassier, les maçons et nous-mêmes pour une réunion sur le chantier...

Il est alors décidé que le terrassier devra à nouveau creuser les tranchées/fouilles sur les côtés afin de permettre aux maçons d'enlever les banches du dernier mur qu'ils ont fait, et aussi permettre à la société d'étanchéité des murs extérieurs d'intervenir au plus vite pour faire le travail d'étanchéité soudée: ceci permettra ensuite de poser les drains dans les fouilles et après de remblayer la terre au plus vite, avant que tout s'affaisse à nouveau.

Le lendemain, le terrassier intervient donc avec une petite pelle car il y a peu de place pour passer à présent que la fondation est en place. 
Le travail est laborieux et difficile, la terre encore très mouillée colle dans les godets, donc cela n'avance pas très vite. 

Le maçon revient seul et essaie d'avancer un petit peu, il commence à monter les banches d'un des murs intérieurs (celui du garage deux roues). Il bouche aussi les trous, faits par les clés, des murs extérieurs.

Ainsi la première semaine de reprise de chantier passe, heureusement avec du beau temps.
Encore une fois, on n'a jamais scruté autant la météo tous les jours.

Bien entendu, tout cela engendre aussi à nouveau des coûts supplémentaires... pour le terrassement à effectuer, qui ne sont pas négligeables.
Hélas...! ce sont les aléas de chantier.... espérons juste que par la suite, cela se calme un peu !



Les fondations

Début décembre, avec le beau qui perdure, les maçons peuvent enfin revenir sur le chantier pour démarrer la construction du radier, la fondation qui va porter l'intégralité de la maison.

Ils commencent par installer leur petit algeco et ensuite ils amènent tout leur matériel.
Très vite ils démarrent ensuite les travaux.

Ils délimitent d'abord les limites des fondations avec des planches en bois et des cordelettes. En fait, ils mettent en place le coffrage de la fondation.

Ensuite ils déposent le géotextile sur la terre, pour empêcher que la terre ne "remonte" et se mélange avec le gravier qui va être versé dans le coffrage, avant le coulage du béton.



Après la pose du geotextile, les graviers sont amenés sur le chantier. En tout environ  9 camions de gravier seront nécessaires pour recouvrir toute la surface de fondation.




Les graviers sont répartis par les maçons avec des rateaux.


La quantité de gravier déposée est impressionnante.


Une fois tout le gravier déposée, il est compacté avec une petite machine spéciale.



Lorsque  l'opération de compactage/tassement du gravier est terminé, une couche de polyane (film imperméable) est déposée sur le gravier.

Le ferraillage de la dalle de fondation est effectué et ensuite le camion toupie peut amener le béton. On peut aussi déjà voir l'endroit où seront les futures portes. 

Heureusement qu'on vient sur le chantier tous les jours, car on s'aperçoit ainsi que les tiges de fer pour l'emplacement de la porte d'entrée n'est pas à la bonne taille prévue, 90 cm au lieu de 130 cm ( les plans d'exécution avaient été modifiés et les maçons ne disposaient pas du bon plan). Donc l'erreur a pu être vite rectifiée.



Coulage du béton...





Et voilà le résultat.... après plusieurs camions de béton... les différentes gaines pour l'eau, l'électricité etc ont aussi été passées et incorporées lors du coulage du béton...





Et après sèchage... on marche pour la 1ère fois sur le "sol" de notre future maison !





Une fois la dalle sèche, les maçons ont tout de suite attaqué le montage des murs extérieurs du sous-sol.

Pour cela, ils ont mis en 1 ou 2 jours en place les banches.

Les banches de maçonnerie sont des panneaux de planches d'environ 2 m x 1 m. Elles sont utilisées face-à-face pour mouler partie par partie un pan de mur épais.
On solidarise les panneaux avec des clefs, des pièces de bois posées en travers du mur montant, elles soutiennent les panneaux sur le mur. Ces clefs retirées laissent un trou de clef. Les panneaux sont maintenus à l'écart par des entretoises et des tirants de corde placés en haut des montants de panneau. Une fois les banches mises en place, les maçons ont positionnés le ferraillage à l'intérieur des banches. La prochaine étape est d'ensuite couler le béton à l'intérieur des banches.
Petite note - différence entre béton et ciment : le ciment est comme une colle en poudre. C’est un liant, qui va permettre d’assembler d’autres éléments. Si on y ajoute du sable, la composition devient du mortier, et si on y ajoute à la fois du sable et du gravier, on parle de béton.
Une fois le béton coulé, les banches sont maintenues en place par des barres en fer, prenant appui sur le sol.




Après que le béton a été coulé et qu'il ait séché, les maçons peuvent enlever les banches.
Et voilà, les premiers murs "en banché" sont prêts ! Il suffira par la suite de bouchers les trous laissés par le passage des clefs qui reliaient les banches.




Nous avons été impressionnés par le travail des maçons, qui ont travaillé d'arrache-pied pendant 15 jours pour finaliser cette fondation avant les fêtes et les vacances de fin d'année.  Le travail effectué a été de qualité. Le radier est impressionnant de par son épaisseur aussi.

Bien entendu le travail des maçons n'est pas terminé, après les vacances ils reviendront pour finir de monter les murs périphériques du sous-sol, les murs intérieurs et mettre en place la dalle qui sera le sol du rez-de-chaussée.
Et heureusement il a fait beau pendant 15 jours (enfin!) - sauf les derniers jours où il s'est remis à pleuvoir un peu, ce qui a permis aux artisans de faire leur travail dans de bonne conditions!